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L’Unité pastorale interculturelle (UPI) Nyon-Terre Sainte est entrée dans l’année pastorale 2026-2027 dimanche 6 septembre par une journée festive : messe à l’église Notre-Dame de Nyon, repas et kermesse. L’occasion de remercier Véronique Rakic, responsable de la catéchèse, qui a pris sa retraite, d’accueillir quatre nouveaux ministres extraordinaires de la communion, de féliciter les prêtres jubilaires et d’approfondir le thème de cette année, «Appelés ensemble à faire Eglise».
L’église Notre-Dame de Nyon accueillait dimanche 6 septembre des membres de toutes les communautés de l’UPI Nyon-Terre Sainte – francophone, italophone, hispanophone, lusophone et le groupe de jeunes – ainsi que des communautés coréenne et slovaque, qui y célèbrent régulièrement la messe, pour une eucharistie festive marquant l’entrée dans l’année pastorale 2026-2027. Placée sous le thème «Appelés ensemble à faire Eglise», elle était présidée par le curé modérateur, l’abbé Aimé Munyawa, et concélébrée par les prêtres de l’UPI, les abbés Zbiniew Wiszowaty, Jean Geng et Gian Paolo Turati ainsi que les abbés André Fernandes et Modeste Kisambu-Muteba, auxiliaires, Mgr Paulin Batairwa, sous-secrétaire du dicastère pour le dialogue interreligieux, et l’abbé François-Xavier Colin, en poste à la nonciature apostolique à Bangkok. Lectures, chants et prières universelles en diverses langues ont coloré la célébration, retransmise dans la salle de paroisse.
En écho à la première lecture, du prophète Ezéchiel – «Fils d’homme, je ferai de toi un guetteur» –, lors de la procession d’entrée, un membre de chaque communauté de l’UPI a porté une lanterne avec une bougie allumée. Des lanternes diverses, à l’image des communautés, mais la même lumière, signe de l’unité et de l’attachement au Christ. Céline Vernet, présidente de la Commission liturgique de l’UPI, a expliqué le sens de la procession: «Nous toutes et tous, baptisés, membres de nos communautés, sommes appelés à guetter, à veiller, et à répondre à toutes les situations de vie qui se présentent à nous. C’est éclairés par la lumière de la Parole que nous pourrons ajuster nos choix sur nos chemins respectifs».
Après le Gloria, les enfants se sont rendus dans les salles sous l’église pour une liturgie de la Parole adaptée. Ils ont réalisé une croix en forme d'ancre avec un cœur en lien avec le logo de l'année pastorale.
«En ce dimanche de rentrée pastorale, nous ne sommes pas simplement réunis pour ouvrir une nouvelle année d’activités, de réunions, de projets, de célébrations et de rencontres», a relevé l’abbé Aimé Munyawa, curé modérateur, dans son homélie, «mais pour recommencer ensemble à faire Eglise». «La question essentielle n’est pas: ’Qu’allons-nous faire cette année?’», mais ‘Avec qui allons-nous marcher? Au nom de qui allons-nous marcher? Et vers qui allons-nous marcher?’». La réponse de Jésus? «’Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux’. Voilà peut-être la parole que nous devons inscrire au fronton de toute notre année pastorale.»
«L’Eglise commence par une présence», celle du Christ, a poursuivi le curé modérateur. «Elle est une communauté qui se met en marche avec le Christ pour atteindre le Père Créateur.» Ainsi, «il s’agit de mettre Jésus avant toute chose: avant nos programmes, nos commissions, nos réunions, nos responsabilités, nos différences, nos sensibilités personnelles». «Car une communauté chrétienne devient Eglise lorsqu’elle est capable de se réunir autour du Christ»: elle est une présence, celle du Christ au milieu de son peuple. Nous sommes appelés à la bâtir ensemble et à devenir un seul peuple.
Mais, a souligné l’abbé Munyawa, «l’unité ne signifie pas que nous devenions tous identiques. Notre unité signifie que nos différences cessent d’être des murs pour devenir des richesses». L’unité est à réaliser dans une diversité «qui doit devenir une offrande», car «lorsque nous sommes réunis au nom du Christ, ce qui nous rassemble devient beaucoup plus grand que ce qui nous différencie». Et «chacun est important et essentiel dans la communauté», tout service compte, même celui que personne ne voit. Alors demandons-nous: «Qu’est-ce que le Seigneur veut faire à travers moi pour mon Eglise?».
Enfin, pour le curé modérateur, «notre Eglise doit devenir une maison où l’on est accueilli, où l’on peut parler, où l’on peut pleurer, où l’on peut recommencer, où l’on peut prier, où l’on découvre que Dieu n’est jamais loin». Etant accueilli, peut-être quelqu’un qui revient, qui doute, qui cherche découvrira-t-il le visage du Christ.
Ainsi, «nous sommes appelés ensemble à faire Eglise non pas pour notre propre gloire, mais pour que le monde puisse reconnaître, à travers notre communion, le visage vivant de Jésus-Christ».
Puis l’abbé Munyawa a remis le mandat de ministre auxiliaire de la communion à quatre laïcs: Marlène Adamah et Isabelle Wegmann, de Gland, Livia Corsetti, de Founex et Stéphane Guex, de Nyon. Et les enfants sont montés à l’autel pour la prière du Notre Père.
La célébration a aussi été l’occasion de féliciter les prêtres jubilaires: l’abbé Felipe Sardinha Bueno pour dix ans de sacerdoce; l’abbé Geng pour vingt ans; l’abbé Wiszowaty pour quarante ans; l’abbé Fernandes pour cinquante ans. Ce dernier a remercié l’assemblée: «Je suis arrivé en Suisse en 1972 sans connaître un mot de français. Durant les années que j’ai passées avec vous, j’ai appris à vous aimer. J’ai énormément appris de vous et vous m’avez beaucoup donné. Je rentre à Goa, dans famille, et vous serez tous dans mon coeur». Il a ensuite remercié ses confrères et les communautés linguistiques de l’UPI.
Véronique Rakic, responsable de la catéchèse, a été remerciée pour son attention, sa disponibilité et sa fidélité. Enfin, le curé modérateur a béni toutes les personnes au service de l’UPI Nyon-Terre Sainte, les remerciant pour leur service et les encourageant à annoncer le Christ par toute leur vie.
La journée s’est poursuivie par la kermesse dans la cour de l’église: petite restauration, tombola, vente de fleurs, activités pour les enfants, spectacle de magie. Un groupe folklorique arménien a animé l’après-midi. La fête a rassemblé de nombreux paroissiens venus profiter des tables disposées dans la cour pour se restaurer et fraterniser.
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