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En 2026, le Centre pour l'information et la documentation chrétiennes (CIDOC) célébrera ses « 25+1 ans », le jeudi 10 septembre à 17h. Soutenu par l'Église évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) et la Fédération ecclésiastique catholique romaine du canton de Vaud (FEDEC-VD), ce centre de documentation autonome, constitué sous forme de fondation, a vu le jour le 1er septembre 2000.
Aujourd'hui, le CIDOC emploie quatre personnes pour 2,9 équivalents plein temps (EPT), dont trois bibliothécaires-documentalistes. Il met à disposition près de 30'000 documents, tous supports confondus, effectue environ 9'000 prêts chaque année, expédie 300 colis et accueille en moyenne 450 usagers. Robin Masur, chef de service du CIDOC depuis 2009, revient sur l'histoire du Centre et sur l’évolution de son catalogue.
Robin Masur : « Le CIDOC est le fruit de plus de vingt-cinq ans de collaboration entre les Eglises réformée et catholique. Un quart de siècle, c'est considérable ! J'ai commencé à travailler ici en 2009, après des études de théologie protestante puis une formation de bibliothécaire grâce notamment à des parents formidables qui ont accepté que je reste à la maison jusqu'à mes 29 ans. J'ai été engagé avant même l'obtention de mon diplôme de bibliothécaire. J'éprouve donc beaucoup de gratitude envers les Eglises pour la confiance qu'elles m'ont accordée, peu d'institutions prennent ce risque. »
« Les collections du CIDOC s'articulent principalement autour de deux domaines, la théologie et la catéchèse, destinées principalement aux enfants, aux jeunes et aux adultes. Nos usagers se répartissent en trois catégories : les personnes engagées en Eglise professionnellement ou les paroissiens, c’est-à-dire les personnes impliquées en Eglise à titre bénévole, et finalement les visiteurs occasionnels comme les étudiants à la recherche d'une ressource précise ainsi que celles et ceux qui n’ont pas de lien avec les Eglises mais qui sont intéressées par certains de nos services. Même si la fréquentation n'a pas encore retrouvé son niveau d'avant la pandémie, la proximité de la gare de Lausanne à deux minutes à pied ainsi que la gratuité de l'inscription facilitent l'accès au Centre. Ici, tout le monde est accueilli de la même manière, sur un pied d’égalité et sans micmacs. L'ouverture de l'Espace Maurice Zundel, en avril 2024, a également contribué à dynamiser le quartier et à favoriser les échanges. Mes collègues et moi entretenons un lien privilégié avec notre public, essentiellement composé de personnes engagées en Eglise, que je trouve particulièrement ouvertes, bienveillantes et lumineuses. »
« Depuis mon arrivée, j'ai vu évoluer les supports proposés. En 2009, nous prêtions encore des diapositives, leurs visionneuses ou des "flanellographes", ces supports visuels que l’on peut facilement poser et enlever sur un tableau de feutrine. Puis est venue la période des DVDs, très en vogue au début des années 2010. Comme toutes les bibliothèques, nous adaptons aujourd'hui nos services aux attentes du public tout en cherchant à réduire les barrières entre les différents supports. Aux livres, jeux, revues, DVD et prêts entre bibliothèques, y compris à l'étranger, s'ajoutent désormais des prestations à distance, comme l'envoi de documents à domicile ou la réalisation de recherches documentaires et de numérisations d’articles ou d’extraits de livres à la demande. J'ai également obtenu un abonnement multi-utilisateur à SAJE+Pro, la plateforme française spécialisée dans les films d'inspiration chrétienne, et j'aimerais développer l'offre de livres électroniques. Depuis un an et demi, nous envoyons chaque semaine une newsletter à plus de 200 abonnés, qui rassemble une sélection de ressources sur des thématiques théologiques et catéchétiques. Nous faisons de notre mieux pour répondre rapidement aux besoins et rester en phase avec les évolutions de notre époque. »
« Je suis très fier de la confiance que nous témoignent les Eglises historiques. Une première enquête de satisfaction, réalisée en 2020, a montré que les usagers étaient très satisfaits de nos services. Mais il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers et il est important d'identifier les pistes d'amélioration, notamment en matière de visibilité. La nouvelle enquête menée entre mai et juin 2026 nous aidera à poursuivre cette démarche. J'ai confiance en l'avenir… et tout simplement en Dieu. »
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