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Ils étaient une quinzaine à se retrouver mardi 10 mars dans la salle de la paroisse catholique de Sainte-Croix pour partager une fondue en lieu et place de la soupe mensuelle, servie depuis septembre 2023. «Ça change de la soupe, se réjouit Agnieszka Lubojemska, du Département Solidarité de l’Eglise catholique dans le canton de Vaud. Nous avons reçu de l’argent de la paroisse, alors aujourd’hui, nous pouvons nous permettre d’offrir une fondue.»
Autour des caquelons, les langues se délient: car ce repas est d’abord, pour des personnes en précarité et isolées, une occasion de se retrouver pour échanger. «Je mange seule chez moi, alors j’aime venir ici partager un repas avec d’autres: ça change du quotidien», confie Sonia, qui s’applique à couper le pain pour en remplir quelques corbeilles. Francine, elle, s’affaire autour de la table: «J’aime me rendre utile, et une table accueillante, c’est important». «Je peux aider?», lance Sandro tandis que Ghislaine apporte quelques flûtes. Chacun met la main à la pâte pour dresser la table, puis débarrasser et faire la vaisselle. Dans la bonne humeur.
Un support pour la relation
Ici, on offre «un espace d’écoute inconditionnelle où chacun peut bénéficier d’un soutien», relève Mélanie Soittoux, travailleuse sociale de proximité, de la Commune de Sainte-Croix. Car «le repas n’est finalement qu’un délicieux support pour la relation»: il permet de sortir de chez soi pour rencontrer l’autre, voisin, ami, migrant, inconnu. Une manière de lutter contre l’isolement et l’exclusion sociale.
Le projet est porté par la Commune de Sainte-Croix et le Département Solidarité de l’Eglise catholique dans le canton de Vaud – au départ, il bénéficiait aussi du soutien de l’Association des familles du quart-monde et de Deniz, membre d’une association. Une collaboration «essentielle pour maintenir le lien entre les personnes présentes, de tous âges et d’horizons différents. Si elles sont une quinzaine en moyenne à bénéficier d’un repas complet, en 2025 nous en avons accueilli 41», relève Mélanie Soittoux.
Travail collectif
Si la fondue vient d’un fromager de la région, la soupe est préparée avec des légumes issus principalement des Cartons du Cœur de Sainte-Croix. Avant Noël, on confectionne des biscuits: «C’est un moment très attendu et chacun repart avec un sachet», souligne la travailleuse sociale. «La convivialité commence lors de la préparation: on ressent chez les gens une envie de partager; des confidences peuvent alors surgir, car les personnes bénéficient d’une attention qu’elles n’ont pas forcément au quotidien.»
A la fin du repas, des informations sont données sur les prestations cantonales donnant accès aux droits sociaux ou de santé; est aussi proposée la présentation de différents partenaires. Ce mardi, Esther Schmidlin, de Palliative Vaud, a présenté cette association et ses prestations: «Nous aidons les personnes souffrant d’une maladie incurable et leurs familles afin de leur assurer la meilleure qualité de vie possible à la maison, en ambulatoire, à l’hôpital ou en établissement. Des professionnels et des bénévoles formés sont là pour soulager la douleur, calmer les craintes et répondre aux questions, notamment en matière de directives anticipées». Elle a ensuite évoqué deux propositions concrètes: un cours de derniers secours pour accompagner au mieux un proche à la fin de sa vie; un café dés mortel pour parler ensemble de la mort.
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