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Hier soir, mercredi 1er avril, l’église d’Aigle a accueilli l’Office de la Lampe, célébration maronite également appelée « Mercredi de Job ». Concélébrée par les prêtres du secteur pastoral d’Aigle (regroupant les paroisses d’Aigle, Bex, Ollon, Leysin-Les Ormonts, Roche et Villars-Gryon) dont l’abbé Jean-Marc Nemer, prêtre bi-rituel catholique et maronite, la célébration était portée par la voix de Blandine Charles, accompagnatrice d’équipes pastorales et chanteuse lyrique. Au cœur de cette liturgie, sept bougies sont allumées et l’huile des malades est bénie puis appliquée sur le front des fidèles.
La figure de Job, à laquelle ce mercredi est associé, incarne cette tension entre foi et révolte. Marqué par l’épreuve, Job n’a pourtant jamais cessé de s’adresser à Dieu. Dans son homélie, l’abbé Nemer a souligné que « Les gens ne manquent pas de foi, mais de réponses. », invitant à oser exprimer ses questions et ses douleurs. « L’homme n’a pas à être fort, mais il ne doit pas se taire devant Dieu », a-t-il rappelé, évoquant le cri du Christ sur la croix.
Cette célébration trouve aussi ses racines dans le livre de saint Jacques apôtre. Les versets 13 à 15 du chapitre 5 en donnent tout le sens : « L’un de vous se porte mal ? Qu’il prie. Un autre va bien ? Qu’il chante le Seigneur. L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon. » À l’issue de l’office, les fidèles peuvent repartir avec un petit flacon d’huile bénie, ainsi qu’une carte reprenant cette prière. Un signe concret pour prolonger ce moment de grâce durant l’année à venir, et y puiser soutien et espérance lorsque la maladie se présentera.
Reconnaître sa souffrance devient alors un chemin vers la lumière intérieure, une ouverture vers Pâques. Dans cette démarche, Dieu peut agir, apaiser et relever. Cette célébration, à la fois sobre et intense, a ainsi offert un moment de recueillement profond, inaugurant avec beauté le Triduum pascal.
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