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La messe chrismale a réuni les prêtres, les diacres et les agents pastoraux du diocèse autour de Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, à la basilique Notre-Dame de Lausanne mardi 31 mars. Une célébration placée sous le signe de la consolation par l’évêque qui a rappelé combien, à la suite des drames de Crans-Montana et Chiètres, «on attend de nous, chrétiens, la consolation».
La basilique, pleine, a accueilli Mgr Morerod, Mgr Alain de Raemy, évêque auxiliaire et administrateur apostolique du diocèse de Lugano, Mgr Pierre Farine, évêque auxiliaire émérite, et les deux vicaires généraux, les abbés Bernard Sonney et Jean-Claude Dunand. Les prêtres et les diacres ont renouvelé les promesses de leur ordination, les agents pastoraux confirmé leur engagement au service de l’Eglise. L’évêque a consacré le saint chrême, ses auxiliaires ont béni l’huile des malades et l’huile des catéchumènes.
C’est dans une basilique rénovée – elle a été rouverte après plus de vingt ans de travaux le 7 septembre dernier – et dans la chasuble confectionnée pour lui à cette occasion que l’évêque a célébré entouré de ses prêtres. Il a commencé par rappeler la mémoire de deux prêtres du diocèse décédés récemment, les abbés Benoît Clerc et Jean Civelli.
Porteurs de consolation
Dans son homélie, prononcée en allemand, français et italien, Mgr Morerod s’est dit «très impressionné, en ce tragique début d’année marqué par les ravages du feu à Crans-Montana, puis à Chiètres, de voir non seulement une souffrance qui nous marque tous profondément, mais aussi ce qu’on attend de nous chrétiens: la consolation. C’est frappant». Ainsi, il dit souvent aux confirmands que l’onction qu’ils reçoivent n’est pas pour eux seuls, mais qu’«elle les mène vers des gens auxquels ils ne pensent pas et qui attendent d’eux la consolation».
«On attend de nous la consolation. Cela ne devrait pas nous étonner, car le Christ est venu nous l’apporter: si nous ne sommes pas comme lui, nous passons à côté de notre vocation», a poursuivi l’évêque. Les huiles elles-mêmes sont des signes qui «manifestent la consolation et l’union avec le Seigneur».
Il revient aux chrétiens de consoler, mais aussi d’évangéliser, de «faire connaître le Seigneur: c’est la première nécessité». «Je suis surpris, a poursuivi Mgr Morerod, du nombre croissant de personnes qui demandent le baptême – pour le seul canton de Vaud, 135 cette année contre une petite vingtaine en 2023. «La seule explication, c’est ce que Dieu fait. Et je suis très heureux que les signes de l’action de Dieu ne dépendent pas en premier de nous.»
Evangéliser c’est porter du fruit non seulement dans les pôles diocésains, mais aussi dans «des lieux plus petits où les gens sont contents de revenir», a ajouté l’évêque. «Mais pour cela, il faut que nous évitions les taches et les scandales sur le visage de l’Eglise. Il faut qu’on voie Jésus en nous. Et les huiles, à travers les sacrements, font qu’en nous on voit le Christ.»
Des huiles pour soulager et fortifier
Puis Mgr Farine a béni l’huile des malades qui «les soulage dans leurs infirmités»; Mgr de Raemy a béni l’huile des catéchumènes qui «fortifie les candidats au baptême». Enfin, Mgr Morerod a consacré le saint chrême qui oint les nouveaux baptisés et marque les confirmands. Le saint chrême est aussi utilisé pour les ordinations et la consécration d’une église ou d’un autel. Puis des agents pastoraux de tout le diocèse ont apporté le pain et le vin à l’autel.
Avant la bénédiction finale, les vicaires généraux ont félicité les prêtres et les diacres jubilaires respectivement pour 10, 25, 30, 40, 60 et 65 ans d’ordination. L’abbé Dunand a remercié l’évêque «qui nous invite au discernement local pour que l’Eglise des baptisés soit une Eglise vivante»; il a encouragé chacun à «continuer à servir avec joie l’Eglise qui est dans notre diocèse et, dans la dynamique d’’Oser le changement’, à discerner ce qui est bon, vrai et juste pour l’Eglise d’aujourd’hui».
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