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Conférence de l’abbé Olivier Jelen : être aumônier dans les centres d’accueil pour migrants et en milieu carcéral
Mercredi 25 mars, une vingtaine de personnes se sont réunies dans la grande salle du centre paroissial de l’église Notre-Dame à Vevey pour écouter l’abbé Olivier Jelen, aumônier engagé auprès des migrants et des personnes détenues.
S’appuyant sur l’Évangile selon saint Matthieu « J’étais étranger et vous m’avez accueilli, j’étais en prison et vous êtes venus à moi », il a introduit son propos sur la mission d’accompagnement et d’écoute de l’aumônier. Il a rappelé la place importante du mot prison dans la Bible, cité 69 fois et du mot prisonnier cité 77 fois, avant d’évoquer la figure du bienheureux Jean-Joseph Lataste, apôtre des prisons et fondateur des sœurs dominicaines de Béthanie.
L’abbé Olivier Jelen a ensuite décrit concrètement son travail en milieu carcéral : les visites, organisées à des jours et horaires précis, se déroulent dans des espaces prévus à ces entretiens individuels. L’aumônier, qui collabore avec des représentants d’autres confessions, adopte une posture d’écoute sans jugement. Les échanges, souvent profonds, abordent la foi, le questionnement personnel et la culpabilité ressentie par de nombreux détenus. Des célébrations religieuses sont également proposées régulièrement.
Abordant ensuite la question migratoire, il a retracé brièvement les mouvements de population à travers l’histoire avant de présenter la situation actuelle, marquée notamment par les accords de Schengen et de Dublin. Les personnes accueillies proviennent principalement de régions en conflit telles que l’Ukraine, l’Afghanistan, la Syrie ou le Soudan du Sud.
Dans les centres d’accueil, les rencontres ont également lieu à des moments définis. Des espaces de prière interreligieux sont aménagés pour répondre aux besoins spirituels de chacun. Les migrants partagent des parcours souvent marqués par la violence, la peur et la perte de proches. Beaucoup vivent dans une grande incertitude quant à leur avenir, ayant tout quitté sans garantie de pouvoir rester.
Un contraste est à souligner : Si les détenus portent le poids de leurs actes, ils conservent généralement l’espoir d’une sortie et de retrouvailles, tandis que les migrants sont davantage confrontés à l’incertitude et au désespoir quant à leur avenir.
Article et photo : mille mercis à Marie-Noëlle Gléron !
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