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À l’occasion de son 60e anniversaire, le Montreux Jazz Festival a donné carte blanche à Kévin Germanier pour la création de son affiche. Le créateur de mode valaisan a ainsi imaginé une proposition inspirée de la haute couture, visible sur le site du festival. Une initiative qui a donné à Katia Cazzaro Thiévent, guide et animatrice pastorale au sein de la Pastorale du Tourisme, des Loisirs et des Pèlerinages, l’occasion de proposer une exposition de vêtements liturgiques brodés, datant pour la plupart du XIXe siècle, conservés à l’église du Sacré-Cœur de Montreux !
Le public a ainsi pu découvrir de remarquables chapes et chasubles, certaines peintes à l’aiguille (technique de broderie artistique où l'aiguille remplace le pinceau et le fil devient la peinture), habituellement conservées avec soin à la cave afin de les protéger de la lumière et de l’usure du temps. L'inventaire de la Commission diocésaine d'art sacré, outil qui conseille les paroisses pour protéger le patrimoine cultuel, mobilier et de l'Eglise, donne les précisions suivantes quant aux pièces exposées : « Chape en velours violet avec des broderies sur âme en bois au fil d’or, frange d’or. » ou encore « Chasuble en soie damassée et brochée de motifs en fil d’or sur âme en bois, frange et pompons en fil. »
Portées lors des processions, des bénédictions solennelles, des laudes ou des vêpres solennelles, les chapes côtoyaient les chasubles qui elles sont revêtues par-dessus l’aube et l’étole pour la célébration de la messe. Leur iconographie se révélait particulièrement riche, avec des représentations de pélicans, d’épis de blé, de fleurs de lys ou encore des chardons. Ces ornements étaient complétés par des étoles assorties ainsi que par des panneaux, eux aussi finement brodés.
Une belle occasion de se replonger dans l’histoire de ces vêtements liturgiques, dont le dos faisait l’objet d’un soin tout particulier (rappelons en effet qu’avant le concile Vatican II, le prêtre célébrait la messe face à l’autel, tournant ainsi le dos à l’assemblée) et de rappeler que nos églises et paroisses abritent de très belles pièces, véritables témoins de notre histoire et d’un patrimoine souvent méconnu.
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