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Cette fête conclut le temps de Noël. Depuis le Concile Vatican II, elle a lieu le dimanche qui suit la fête de l’Epiphanie (même si nous pouvons considérer la fête du baptême de Jésus comme une épiphanie, soit la manifestation de Dieu). Le baptême est un événement majeur de la vie de Jésus qui est repris dans les évangiles de Matthieu, Marc et Luc. Durant la semaine liturgique qui suit le baptême de Jésus nous retournons dans la première semaine du temps ordinaire. Cette année liturgique est l’année A, qui a débuté avec le temps de l’Avent et met en lumière l’évangile de Matthieu.
Etymologiquement, le baptême vient du mot grec « baptizein » qui signifie « plonger », « immerger ». Dans le temps de Jésus, l’eau était utilisée comme moyen de purification rituel. Mais nous trouvons une forme de baptême chez le Esséniens, mouvement religieux en lien avec une communauté juive qui s’est retirée dans le désert. Ce geste de se plonger dans l’eau permettait au membre de la communauté de se purifier, de purifier leur âme afin de se reconnecter avec Dieu. Certains théologiens pensent que Jean le Baptiste, qui s’était aussi retiré dans le désert, aurait rencontré cette communauté et s’en serait inspiré pour pratiquer le baptême de conversion. D’autres réfutent cette idée, car les Esséniens se baptisaient fréquemment alors que le baptême de Jean ne se vit qu’une fois, comme le nôtre aujourd’hui.
Le baptême de Jean est un baptême de conversion afin de préparer les gens à accueillir le Seigneur qui vient. Le royaume est tout proche. C’est un baptême qui appelle ceux qui le vivent à changer radicalement de vie. Dans l’évangile de Luc, lorsque des collecteurs d’impôts et des soldats demandent à Jean ce qu’ils doivent faire, Jean ne leur dit pas de changer de profession, de faire tout autre chose. Il leur dit de changer radicalement leur manière de vivre, d’exercer leur travail avec plus de justice. Par exemple, un chef d’entreprise ne devrait plus chercher son intérêt personnel, l’appât du gain, mais le bien commun.
Jésus a reçu le baptême de Jean. Comment pouvons-nous comprendre ce geste de Jésus ? Il est Dieu, Fils de Dieu, il n’a pas besoin de se convertir et de reconnaître ses péchés. Et pourtant, il est écrit dans l’Evangile de Matthieu, que nous lisons ce dimanche, que Jésus demande le baptême pour réaliser la volonté de son père. « Il convient que nous accomplissons toute justice » (Mt 3, 15). En 2 Cor 5, 21, il est écrit : « Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. » Il y a une forme de solidarité de la part de Jésus, qui s’est identifié au péché des hommes afin des les en sortir. Ainsi, chacun des baptisés pourra vivre, comme Jésus, de la justice de Dieu. Par son geste, les baptisés peuvent s’identifier à lui. « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie » (Mt 3, 17) permet à chaque baptisé de devenir, tel Jésus, enfant de Dieu.
C’est pour cela que les conséquences du baptême sont exigeantes. Du fait qu’il est une identification au baptême de Jésus, nous sommes appelés à vivre la vie même de Jésus. Reprenons les Evangiles et voyons ensemble quels sont ces exigences. Après le baptême, l’Esprit pousse Jésus dans le désert pour y être tenté. Jésus a vaincu le tentateur. Et nous, en sommes-nous capables ? Je me souviens d’une parole du pape François qui reconnaissait qu’il n’était qu’un pauvre pécheur. Il nous invitait à prier pour lui. Oui, nous sommes pécheurs. Nous avons besoin de revenir sans cesse à Dieu, c’est notre engagement baptismal. C’est pour cela que l’Eglise nous offre un immense cadeau qui est le sacrement de réconciliation. D’autre part, Jésus a annoncé la bonne nouvelle au monde, en accomplissant la justice de Dieu. Nous pouvons nous questionner aujourd’hui pour savoir si dans notre quotidien nous accomplissons la Parole de Dieu. Par nos paroles et nos actes, sommes-nous de vrais témoins de l’Evangile ? De plus, Jésus a souffert, il est mort et il est ressuscité. Dans notre vie, nous sommes confrontés à des drames, des maladies, des deuils, des situations de souffrance qui nous plongent dans un profond désespoir. Même si dans les moments les plus sombres il est difficile de croire en la lumière de Jésus, à cause de notre colère, de notre tristesse, nous pouvons être sûres qu’un jour nous vivrons la paix et la joie de la résurrection. Nous pouvons nous relever après chaque chute grâce à Jésus. Et pour finir, avons-nous aussi l’espérance de croire que la mort n’est pas une fin en soi mais le début de la vie en Dieu, un accomplissement, notre accomplissement ? Tel le baptême qui nous plonge dans la mort pour émerger à une vie nouvelle. Oui, le chemin que Jésus nous invite à suivre, par notre baptême, est exigent, mais libérateur.
En ce jour du baptême de Jésus, laissons-nous toucher par l’Esprit Saint qui nous anime et fera de nous de vrais artisans d’amour et de paix. Devenons de vraies lumières pour les autres en leur apportant l’espérance et la joie.
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