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Messe dominicale festive dimanche 3 mai à l’église Saint-Pierre d’Yverdon-les-Bains: elle était animée par les sept chorales des unités pastorales Gros-de-Vaud et Chasseron-Lac à l’occasion de la 33e fête des Céciliennes. Jour spécial puisque l’événement a lieu à Yverdon tous les 21 ans.
La Cécilienne de la paroisse s’est associée, pour la messe dominicale du 3 mai à Yverdon-les-Bains, aux chorales du décanat Saint-Claude – Assens, Bottens, Echallens, Poliez-Pittet, Saint-Barthélemy et Villars-le-Terroir – à l’occasion de la 33e fête des Céciliennes. L’autel avait été déplacé pour laisser place, dans le chœur, à 130 chanteuses et chanteurs placés sous la direction de Françoise Kissling, directrice décanale, et accompagnés à l’orgue par Guilhem Lavignotte. Pour terminer, tous ont interprété «Par-dessus les frontières» de Pierre Huwiler et Bernard Ducarroz dirigés par Chantal Miserez. Après la célébration, cinq choristes ont reçu un diplôme pour 25 ans d’activité ; les directrices, les directeurs et l’organiste ont été remerciés pour leur engagement.
La messe était célébrée par l’abbé Naseem Asmaroo et concélébrée par les abbés Philippe Baudet, curé modérateur, Rémy Bizimana et Luigi Griffa ainsi que le Père Jacques Cornet. Commentant l’évangile du jour, l’abbé Bizimana a souligné que les paroles de Jésus – «Que votre cœur ne soit pas bouleversé» et «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie» – s’adressent aussi à nous dans un monde «où tout peut sembler obscur». Le chant «nous permet de traverser les moments difficiles: à travers lui, Dieu nous appelle à une confiance ancrée en lui. Et Jésus est notre chemin dans les joies et les épreuves; il nous offre la vie éternelle; il est la vérité qui éclaire notre cœur».
Donner le meilleur de soi
A l’issue de la célébration, plusieurs personnes ont pris la parole pour remercier les artisans de la fête. Jean-Pierre Gogniat, président de la Cécilienne d’Yverdon, a accueilli les choristes. «Malgré la difficulté de nos chorales à renouveler leurs effectifs, l’essentiel est que nous donnions le meilleur de nous-mêmes pour assurer des prestations de qualité qui donnent du sens aux messes que nous animons», a-t-il dit. Il a reconnu l’engagement important demandé à chacun, choristes et directeurs: pour les premiers, «participer assidûment aux répétitions, être présents pour les prestations, effectuer un travail personnel», pour les seconds, «un travail remarquable de recherche, de préparation et de direction» pour des prestations de qualité.
Françoise Kissling a souligné l’engagement collectif des choristes, «fruit de mois de travail individuel et de répétitions dans l’ombre». Elle les a encouragés: «Espérons de toutes nos forces que les chorales continueront à animer nos célébrations et à vivre. Car vos voix sont porteuses de joie et de louange».
«Chanter dans un chœur donne une telle puissance. La musique traverse les siècles, nous accompagne tout au long de nos vies», a affirmé Christine Burkhalter, présidente de la paroisse d’Yverdon. Les chorales «embellissent les messes et beaucoup de paroissiens se sentent portés par vos notes.» Christine Burkhalter a souhaité que «grâce à ces manifestations, quelques personnes trouveront le courage de s’engager dans vos chœurs d’Eglise».
Un seul peuple, une seule voix
«Ce que nous venons de vivre dépasse la simple beauté musicale: c’était une véritable prière. Une prière portée par vos voix unies, qui ont élevé toute l’assemblée», a affirmé l’abbé Philippe Baudet. Car chanter, «c’est prier avec tout son être. Et lorsque nous chantons ensemble, nous devenons un seul peuple, une seule voix tournée vers le Seigneur». Il a remercié les chanteuses et les chanteurs pour leur service «discret, mais essentiel» qui «ouvre à l’émerveillement et donne un avant-goût du Royaume, où la diversité devient communion». Et encouragé choristes et assemblée: «Continuons, ensemble, à chanter: avec nos voix et avec toute notre vie».
Dans son adresse, Guy Vallat, décan de Saint-Romain, a relevé qu’«une messe portée par autant de voix, cela change tout. La prière prend de l’ampleur. L’église respire autrement. Et même ses murs semblent se tenir un peu plus droits». Car «nous ne sommes pas venus assister à un concert ou pas que… nous sommes venus célébrer, prier et rendre grâce». Si une chorale est «un petit miracle permanent», a-t-il poursuivi, elle doit beaucoup à l’engagement et la fidélité de chacun: «Merci surtout pour tout ce que l’on ne voit pas. (…) Merci pour ces samedis soir ou dimanches matin où vous êtes là. Avant les autres, parfois même avant le chauffage». Avant de souligner leur rôle: «Vous donnez une voix à nos communautés. Vous portez la prière et soutenez l’assemblée». Guy Vallat a enfin remercié les organisateurs de la fête, les acteurs de la liturgie et les personnes présentes, car «une chorale sans assemblée c’est aussi triste qu’un sermon trop long et sans conclusion», invoquant sur tous la protection de sainte Cécile.
Pour Jacqueline Bottlang-Pittet, décan de Saint-Claude, la messe de cette fête «met en œuvre les exigences musicales de Vatican II»: «Ne pas oublier ni bannir l’héritage grégorien et musical du passé, mais enrichir le répertoire sacré francophone». Citant Léon XIV, elle a affirmé que «la polyphonie est une forme musicale riche de sens pour la prière et la vie chrétienne». Par le chant, les paroissiens «sont amenés à cette participation pleine, consciente et active aux célébrations liturgiques». La directrice de la Cécilienne de Villars-le-Terroir a enfin encouragé chacun avec ces mots de saint Augustin: «Chante et marche. Chante et avance!».
GdSC
Crédit: FEDEC/GdSC
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