Et puis vint le temps d’adaptation et de découverte, entrer dans une équipe pastorale, comprendre les structures des communautés locales, vivre l’oecuménisme avec les autres Eglises chrétiennes, savoir sur quel rayon trouver les articles voulus dans les grandes surfaces, ce fut un apprentissage dans la confiance. Une année après, je ne sais pas tout heureusement, ce qui me permet de rester toujours à l’école de la confiance et de l’évangile.
Avec la reprise effective de Saint-Robert-Terre-sainte, le volume du travail a augmenté pour nous tous, mais c’est une nouvelle occasion de bonheur qui nous a été offerte. L’ambiance joviale et fraternelle qui règne au sein de l’équipe pastorale, nos rapports très cordiaux avec les conseils des paroisses, les conseils des communautés, la catéchèse et les différents groupements (liturgie, diaconie, chorales, kermesses, pèlerinages, etc.) ne peuvent qu’augurer un avenir meilleur à construire tous ensemble.
Heureusement que tout n’est pas parfait ainsi nous pouvons encore nous améliorer, nous construire et nous conseiller charitablement et mutuellement. Un proverbe dans ma langue dit : « Aucun problème ne peut rester sans solution tant que les hommes acceptent de se parler ». « Mes pensées sont des pensées de paix » nous dit Dieu dans l’antienne d’ouverture de ce dimanche.
Cette paix profonde que nous puisons dans nos prières individuelles et communautaires, cette paix que nous donnons et recevons lors de nos célébrations et de nos rencontres formelles ou informelles. Cette paix véritable sur laquelle nous sommes appelés à bâtir notre unité pastorale de Nyon-Terre Sainte vient de Dieu.
« Heureux les bâtisseurs de paix ». Oui, j’en ai la certitude nous sommes nombreux à y croire que l’unité pastorale est sur les bons rails. A nous de ramer, tous ensemble, dans la même direction ! La fin du monde ou d’un monde ? Le langage apocalyptique est aussi moderne. Hiroshima, Tchernobyl, Auschwitz, Ex-Yougoslavie, Rwanda, 11 septembre, Tsunami, grippe H1N1, etc., et pourtant le monde continue et avance.
L’évangile du jour ne veut pas faire trembler de peur les fidèles afin d’étouffer leur joie de vivre, nous ne pratiquons pas une religion de la peur. Notre monde a besoin de notre foi et de notre espérance pour cheminer dans la confiance. Serons-nous ces témoins portant la lumière dans un monde traumatisé par les incertitudes du présent et la peur de l’avenir ? C’est le printemps de l’Eglise. Il a raison Jésus quand il nous dit pour conclure cette année liturgique : "Soyez prêts à tout moment". S’il vient ce soir saurai-je encore le reconnaître et se souviendra-t-il de moi ?
Bon dimanche.
L’Abbé Rudacogora Emmanuel
