Lors de la conférence de presse à l’évêché de Fribourg, le vendredi 1er février dernier, Mgr Bernard Genoud avait déjà déploré une certaine pression médiatique. L’évêque diocésain avait ainsi relevé qu’il serait erroné de vouloir stigmatiser l’Eglise dans son ensemble quand ces crimes (la pédophilie, ndlr) "sont le fait de quelques uns de ses ministres". Il avait notamment qualifié d’inacceptable "une espèce de traque" sur internet lancée contre un prêtre neuchâtelois. "Cette démarche va au-delà des limites légales, et elle est inacceptable !", avait-il lancé.
Un non lieu
Ce prêtre, quand il était encore séminariste, avait eu des affaires avec des adolescents dans le canton de Fribourg, mais l’enquête avait abouti à un non lieu en raison de la prescription. Il avait été dénoncé fin janvier sur internet, dans un blog affirmant : "Il y a actuellement un prêtre pédophile dans une paroisse du canton de Neuchâtel !" La presse locale avait également publié des informations à son sujet.
La situation de ce prêtre est tout à fait claire et son cas ne pose aucun problème, avait pour sa part indiqué au quotidien neuchâtelois L’Express" l’abbé Jean-Jacques Martin, vicaire épiscopal à Neuchâtel. Ce prêtre a été suivi par trois médecins, qui ont tous signé un rapport certifiant que sa situation était sous contrôle, précisait-il. Il a ajouté que le prêtre n’avait pas de contacts avec des enfants ou des jeunes dans le cadre de ses fonctions.
