Mgr Kurt Koch, ancien évêque de Bâle et actuellement président du Conseil pontifical pour la Promotion de l´Unité des chrétiens figure parmi les cardinaux qui accèdent à ce titre.
L´élévation au rang de cardinal traduit une reconnaissance particulière de l´activité variée de Mgr Kurt Koch, affirme la Conférence des évêques suisses (CES) dans un message signé de son président, Mgr Norbert Brunner, évêque de Sion. "Mais son accès au Collège des cardinaux manifeste également l´importance du Conseil pour l´Unité des chrétiens, que Mgr Koch préside depuis l´été 2010", poursuit la CES.
Depuis son élection en tant qu´évêque du diocèse de Bâle en 1995, Mgr Kurt Koch est membre de la Conférence des évêques suisses, qu´il a présidée de 2007 à 2009. "Durant les quinze années de son épiscopat, il a été un personnage clef pour le travail de la CES. Au centre de ses travaux théologiques et de son activité épiscopale, on retrouve l´approfondissement et la transmission de la foi ainsi que - et principalement - l´oecuménisme", soulignent les évêques suisses.
Sur le plan suisse, Mgr Koch dirige encore le diocèse de Bâle, en tant qu´administrateur apostolique, et ce jusqu´à l´entrée en fonction du nouvel évêque.
Neuf cardinaux suisses depuis le XVIe siècle
Mgr Kurt Koch deviendra le septième cardinal suisse nommé ces quarante-cinq dernières années, après l´abbé Charles Journet en 1965, le Père Abbé d´Einsiedeln Benno Gut, bénédictin, en 1967, le Père Hans-Urs von Balthasar en 1988 (décédé le 26 juin deux jours avant de recevoir la pourpre), Mgr Henri Schwery, évêque de Sion, en 1991, Mgr Gilberto Agustoni, préfet du Suprême tribunal de la Signature apostolique, en 1994, et Georges Marie Cottier, théologien de la Maison pontificale, en 2003.
Auparavant, deux autres Suisses avaient reçu la pourpre cardinalice : Mgr Matthieu Schiner, évêque de Sion, au XVIe siècle, et Mgr Gaspard Mermillod, évêque de Lausanne, à la fin du XIXe siècle.
