"Pour ou contre Dieu" ? Ce titre choc de Sans-abri, journal francophone qui lute contre la précarité, m’a interpellé ; d’autant plus que dimanche, il nous est demandé par Saint-Jean : "Sommes-nous vraiment croyants ?".
Dans le même journal, Astrid, une jeune femme, répond clairement à la question, en affirmant d’abord ne pas croire, mais "qu’elle a la foi en un monde respectueux de la liberté de croyance des individus". Pour elle, "Dieu n’existe pas. Il ne l’empêche pas de vivre..." Elle ajoute : "Ma liberté de pensée, ma perception des choses, pour ce qui me concerne, c’est l’essentiel".
Marthe, une autre femme, une croyante, fait entièrement confiance à Jésus. Elle n’hésite pas à l’appeler quand son frère Lazare est aux portes de la mort. Même si elle est déçue parce que Jésus n’a pas guéri Lazare. Elle lui garde pourtant sa confiance. Voilà un bel exemple de foi !
"La foi comme une danse"
Madeleine Delbrel, une croyante très engagée dans la banlieue parisienne dans les années 1930, parlait de la foi comme de la danse. "La danse, ce sont des pas en avant, des pas en arrière, sur le côté...des tourbillons...Quand on s’arrête devant Dieu, il ne faut pas avoir peur, ni demander à voir en avance les pas suivants. Il faut seulement se laisser conduire, se laisser entraîner...comme par le courant d’une eau vive..."
Astrid, Marthe et Madeleine, ce sont trois femmes de conviction, qui expriment au travers des événements de leur vie, des approches différentes de Dieu, croyant ou non en Lui. Pour les croyants, avoir confiance, c’est croire en l’Autre et dans les autres. C’est mettre nos pas dans ceux du Christ, pour arriver sur un chemin de lumière et de vie.
