L’abbé Marc Donzé, vicaire épiscopal de l’Eglise catholique dans le canton de Vaud, regrette qu’une majorité de citoyens vaudois ait accepté le contre-projet. La mission de l’Eglise demeure la même : accompagner les personnes qui le veulent dans leur chemin de fin de vie et dans le mystère de la mort.
L’obligation d’accueil, à des conditions précises, de l’assistance au suicide dans les établissements médicaux peut entraîner une banalisation de la volonté de mettre fin à ses jours.
Or, la vie est un don, où prennent part le cosmos, les personnes qui nous entourent et Dieu lui-même. En ce sens-là, elle est sacrée. D’ailleurs, un des instincts les plus fondamentaux de l’homme, c’est celui de la conservation de la vie.
Le suicide, dans ce sens, ne peut être considéré comme une option parmi d’autres.
Pour respecter le mystère de la mort, les agents pastoraux de l’Eglise catholique se sentent investis d’une double mission : Soutenir chaque patient âgé à se sentir respecté ; assurer la cohésion sociale et spirituelle entre personnes malades et bien portantes avec le soutien de bénévoles actifs dans les établissements médicaux.
Les aumôniers de santé croient plus que jamais en leur engagement auprès des personnes en fin de vie : rester disponibles auprès de tous ceux qui souhaitent réfléchir avec eux au dilemme d’un suicide assisté.
En offrant aussi un accompagnement aux personnes souhaitant abréger leur fin de vie, les aumôniers seront à leur écoute sans jugement. Ils veilleront à les soutenir dans leurs questions sur le sens de leur vie et de leur fin prochaine.
