Ce soir, nous allons passer à l’heure d’été. Comme on le dit souvent « on va perdre une heure ».
En fait, nous aurons une nuit plus courte pour un jour plus long mais nous n’aurons rien perdu au niveau du temps qui passe. Perdre son temps, n’est-ce pas une expression utilisée souvent lorsque nous avons vivons quelque chose de peu intéressant, d’inutile.
Nous n’aimons pas perdre notre temps, nous préférons en gagner. D’ailleurs un des bénéfices du progrès est le gain de temps. Avec telle nouvelle technologie, on gagne du temps.
Le temps nous est donné pour cette vie ici-bas. Il comprend un passé, un présent et un futur. Plus nous avançons en âge, plus le temps nous paraît rapide « Que le temps passe vite ! ». Un jour pourtant, nous quitterons le temps de ce monde.
Qu’en sera-t-il du temps après notre mort ?
Pour les incroyants, c’est simple, tout s’arrête, il n’y a plus rien. Pour les croyants ce peut-être une question importante pour les uns, et pas du tout pour les autres. Quoiqu’il en soit, nous ne savons pas, nous ne pouvons que balbutier à ce sujet.
Alors, balbutions en prenant un exemple. Si, après une longue aspiration à aimer, deux personnes se découvrent amoureuses l’une de l’autre et peuvent enfin s’étreindre, elles ne souhaiteront qu’une chose au moment de cette étreinte, c’est que le temps s’arrête. Elles reprendront à leur compte le fameux verset : « ô temps suspends ton vol » (Lamartine). Mais, pour elles, le temps ne s’arrêtera pas et l’étreinte sera interrompue par des obligations liées au temps qui poursuit son vol. En revanche, la joie du Ciel, ce sera l’éternel présent dans l’amour. Nous pourrons nous y établir et y demeurer…éternellement.
Alors, nous qui sommes encore ici-bas, sachons prendre du temps pour nous préparer à goûter un jour le bonheur de l’éternel présent dans l’amour. Ce ne sera pas du temps perdu.
