Dans la soirée du lundi 11 octobre, le « Collectif droit de rester » Lausanne a occupé illégalement des locaux de la Fondation Sain t-Jacques à Lausanne.
L’EERV (Eglise évangélique réformée du canton de Vaud) et l’ECVD (Eglise catholique dans le canton de Vaud) ont toujours tout mis en œuvre pour une application humaine des lois civiles et pour l’activation de toutes les voies de recours légitimes possibles. Elles restent présentes auprès des requérants d’asile par de nombreuses manières et activités. Elles veillent à ce que la dignité des personnes soit préservée. Cependant, elles ne posent pas d’actes illégaux et se distancient de cette action perpétrée sans avoir été consultées.
La position de nos Eglises en matière d’asile est claire et a été exprimée maintes fois aux coordinateurs du Collectif.
En juin 2010, toutes tentatives de négocier les modalités pour protéger des requérants d’asile menacés d’un renvoi forcé n’ont rencontré aucun écho auprès du Collectif. A la demande des Eglises de pouvoir – comme cela se faisait déjà depuis des années – rencontrer les requérants en possession de leur dossier et avoir un accord préalable d’une paroisse pour leur hébergement, le Collectif a répondu par une non entrée en matière et a refusé toutes rencontres avec les représentants des Eglises.
Aujourd’hui, quatre mois après, le Collectif occupe des locaux de la Fondation Saint-Jacques, en évoquant le non aboutissement de longues négociations...
Refusant d’être prises en otage, nos Eglises ont rencontré une délégation du Collectif. Elles ont exigé l’évacuation des lieux, avant 8h du mardi 12 octobre, et l’acceptation de la procédure proposée au Collectif avant l’été, en vue de la possible ouverture d’un refuge.
Les Eglises remercient le Collectif d’avoir respecté cet engagement. Aujourd’hui même, des mesures vont être envisagées de manière à trouver des moyens de répondre à la demande des trois requérants d’asile concernés.
