On le sait, pour nous advenir, Dieu a choisi une femme par laquelle Jésus est né. Aux yeux de tous, c’est une naissance « normale ». Tout aussi « normal » apparaît cet enfant, il a pourtant une différence avec les autres : il est pleinement homme, et, pleinement Dieu.
Si Marie est aux yeux de ses contemporains une maman tout à fait « normale », il faut qu’elle soit digne d’un tel enfant, pour cela, Dieu l’a préservée du péché originel. Elle est en fait rachetée par le sang de son fils et, en même temps, mystérieusement, elle en est la source. Enfin, tout cela ne pouvait advenir sans son plein consentement. Elle répond à l’Envoyé de Dieu : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Luc 1, 38). En contemplant ce mystère, on ne peut que s’émerveiller du plan divin et de la réponse de Marie, une des nôtres. Pourtant ce n’est pas suffisant, il faut encore un « oui ». Pour que la venue de cet enfant soit tout à fait « normale » aux yeux des hommes, il lui faut un père, un père qui accepte l’anormalité pour servir le plan de Dieu. Joseph reçoit sa propre annonciation par un songe au cours duquel, l’Ange du Seigneur l’invite à ne pas craindre d’accueillir Marie chez lui (Matthieu 1, 18-24). C’est ce qu’il a fait. Ainsi, du « oui » de Joseph dépendait aussi la venue du Sauveur. Comme Marie, il a offert sa totale disponibilité à Dieu. Nous ne devons pas l’oublier. Merci Joseph d’avoir accepté ce rôle d’époux et de père avec délicatesse et amour.
