Autrefois les humains produisaient ce dont ils avaient besoin pour la consommation et aujourd’hui la société nous incite à consommer plus pour produire davantage et faire tourner les entreprises. Il faut créer de nouveaux besoins, assouvir les désirs avant qu’ils ne se manifestent et cela change tout dans nos rapports à la gratitude. Nous appartenons à cette génération qui a l’appétit coupé, qu’il faut supplier pour aller à table !
Pourquoi la messe ? Une obligation ou alors un besoin vital ! Rendons grâce (disons merci) au Seigneur notre Dieu : Cela est juste et bon. D’abord s’agit-il d’assister, de participer ou de célébrer l’eucharistie ? Être présent en spectateur pendant une célébration eucharistique, c’est affreux, c’est ennuyeux et il est normal que certains disent que la messe est longue ou monotone. Une messe, comme tout rendez-vous d’amour se prépare, se vit à fond et on en garde de bons souvenirs. Il s’agit de vivre simplement et profondément l’eucharistie.
Qu’est ce qui fait la beauté d’une eucharistie ? Combien d’affamés qui se privent malheureusement d’un tel festin. Et pourtant il est là : prenez et mangez-en tous. Nourrissez-vous de l’amour, de l’espérance et de la foi. Prenez c’est moi, faites-moi confiance. Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ?
Nous sommes tous greffés sur le Christ pour nous donner mutuellement la vie. Le Christ est le grand prêtre du bonheur qui vient. (2ème lecture). Corpus Domini : la procession de la Fête-Dieu n’est pas une démonstration de force ni une démarche ostentatoire, c’est un pèlerinage intérieur qui nous invite à marcher avec le Christ sur les sentiers de nos vies.
Chers enfants qui recevez la première communion et vous chers adultes, Jésus-Christ est le pain de l’homme en route. Si tu donnes la joie par le bien que tu fais, tu trouveras la joie par ce bien que tu fais, en semant la lumière tout au long du chemin. Va plus loin mon ami, va toujours, c’est là le sens de l’eucharistie. Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur.
L’Abbé Rudacogora Emmanuel
