Ces derniers jours et particulièrement avant-hier, de nombreux élèves ont vécu la cérémonie des promotions.
Les élèves promus étaient accompagnés de leurs proches, particulièrement de leurs parents, touchés par l’étape que vient de franchir leur enfant.
Ces promotions sont pour les jeunes une étape vers d’autres promotions. En effet, lorsque professionnellement on accède à des responsabilités et à des missions nouvelles et plus importantes, on parle volontiers de promotion. Celles et ceux qui parviennent au terme de leur carrière peuvent évoquer les promotions successives qui leur ont permis d’en arriver là où ils en sont. Et du côté de l’Eglise, y a-t-il des promotions ? Bien entendu, et particulièrement dans mon Eglise catholique où l’on attend avec impatience la promotion d’un nouvel évêque. Dernièrement, l’évêque de Bâle a été promu cardinal. A travers ces promotions, on comprend que l’Eglise reste bien humaine et se complaît aussi dans les promotions ecclésiastiques. Elle attribue encore volontiers des titres flatteurs.
Qu’en dit la Parole de Dieu ? Dimanche prochain, les catholiques entendront à la messe un passage de l’Evangile selon St-Matthieu au chapitre 11 où Jésus prend la parole et dit : « Père, Seigneur du Ciel et de la Terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout petits ». Ce passage n’est pas le seul à promouvoir la simplicité et l’humilité. On connaît aussi les célèbres phrases de Jésus qui invitent à prendre la dernière place, à s’abaisser.
En fin de compte, c’est là la vraie promotion chrétienne nécessaire en vue d’obtenir une bonne place dans le Royaume des Cieux. Que notre vie soit une succession de promotions dans l’humilité, la simplicité et le don de soi. Alors, Celui qui a pris parmi nous la dernière place nous invitera à partager sa gloire.
