Mais tout commença très vite dans l’histoire de notre humanité lorsque Caïn après avoir supprimé son frère Abel osa répondre à Yahvé : Je ne suis pas le berger de mon frère. Nous avons tous le risque de devenir des Caïns, si au nom d’un individualisme malsain, nous oublions notre devoir envers le prochain et envers l’humanité. Donner la vie à l’autre et à la communauté entière : une mission pas facile mais possible. Mais comment ?
Un regard, une parole, un geste ou une pensée peuvent assassiner ou alors donner la vie au prochain et à la communauté entière. Nos différentes communautés, après des assemblées générales chaleureuses, ont encore besoin de donneurs de vie. Donner son temps, son sourire, donner la tendresse, l’écoute, etc.
Quelqu’un a-t-il besoin d’un diplôme pour donner la vie ? Allez les amis, à nous de jouer ! Personne ne viendra de Rome ni de Fribourg pour faire vivre nos communautés. Puissent nos cœurs battre au rythme de l’amitié et de la simplicité pour mieux nous communiquer cette joie qui nous vient de notre foi.
Frappe à ma porte toi qui vient me déranger, tu viens me ressusciter. Le bon pasteur, ce n’est pas uniquement la mission du pape, des évêques et des prêtres. Tout baptisé a le devoir de donner la vie autour de lui, la vie qui vient de Dieu. Nos divers charismes peuvent faire vivre nos communautés, nos familles et tout notre entourage.
Donner la vie, est-ce notre souci ? Comment l’exprimons-nous ? Comme il est facile de critiquer et de raller plutôt que de se mouiller la chemise ! Faudra-t-il fonctionner ou alors s’engendrer mutuellement ? Tout geste de bonté est une semence de vie.
L’abbé Rudacogora Emmanuel
