Avant l’ère chrétienne, le sapin était déjà d’usage de célébrer le renouveau de la vie au solstice d’hiver avec des branches et des couronnes suspendues aux portes des maisons.
Le sapin est un arbre toujours vert, même en plein cœur de l’hiver, qui symbolise l’immortalité. Sa silhouette ressemble à celle de l’homme, en ce qu’elle unit le ciel et la terre. Quant à sa forme triangulaire, elle évoque la Trinité.
L’origine du sapin de Noël proprement dit remonte aux pièces de théâtre (les « mystères ») du Moyen Age que l’on représentait devant les cathédrales durant l’Avent. Elles racontaient toute l’histoire du salut, depuis la création. On y trouvait donc aussi l’arbre du jardin d’Eden, figuré par un sapin décoré de pommes rouges (les ancêtres des boules que nous accrochons à l’arbre !). Il permettait de faire le lien entre Adam et Eve, responsables du « péché originel », et Jésus, venu sauver toute l’humanité et racheter la faute des premiers êtres humains.
En 1560, les protestants, réticents pour représenter la nativité par une crèche comme les catholiques, préfèrent le sapin de Noël, arbre qui symbolise l’arbre de vie du paradis d’Adam et Ève. Le sapin de Noël se répand dans les pays protestants en Allemagne et en Scandinavie.
Dès le XVIIIème siècle, on le décore de bougies : il associe ainsi la vie et la lumière, deux thèmes qui ont toujours été très présents dans la fête de Noël.
Au XXème siècle, une étoile au sommet de l’arbre rappellera l’étoile de Bethléem qui brille dans la nuit.
