La manchette du Blick titrait : "Bluff avec le titre de docteur". Le journal de boulevard zurichois s’appuie, en guise de preuve, sur une carte de visite du commandant de la Garde suisse, où Elmar T. Maeder est désigné comme "Dott. Comm. Colonello".
Elmar Mäder n’aurait jamais effectué une thèse de doctorat à l’Université de Fribourg, mais seulement terminé le cursus juridique habituel, selon le "Blick". Elmar Mäder rétorque dans le reportage qu’en Italie peut se nommer "dottore" toute personne qui a achevé le parcours d’études universitaires. Il a aussi assuré s’être renseigné avant d’imprimer ses cartes de visite pour savoir si le titre était légitime.
Des experts consultés par le journal divergent quant à cette possibilité de porter un tel titre. L’un affirme que sans thèse de doctorat, la personne n’est pas autorisée à le porter, alors qu’un autre relativise la chose, affirmant qu’il y a en Italie certaines hautes écoles, qui permettent de porter le titre de docteur sans avoir défendu de thèse. Selon le journal, le commandant de la Garde suisse, qui se considère d’ailleurs comme un "super patriote", exploite ici très volontiers l’opportunité que lui offre l’Italie de se faire appeler "Dottore".
Polémique avec un Suisse vivant Italie
En outre, le journal reproche à Elmar Mäder de s’être exprimé de manière dépréciative à propos des Suisses de l’étranger. Dans un article publié vendredi 16 février, le "Blick" a critiqué Elmar Mäder pour n’avoir pas admis au sein de la Garde, un Suisse de l’étranger vivant en Italie, sous prétexte qu’il ne considérait pas ce candidat comme un authentique Suisse.
Le commandant a justifié le refus d’engager la personne intéressée en raison d’un manque de qualifications. Dans le "Blick" de samedi 17 février, il a confirmé qu’il n’avait "rien contre les Suisses de l’étranger". Il n’aurait jamais prononcé de tels propos, raison pour laquelle il ne voit aucun motif de présenter des excuses. Des politiciens, mais aussi deux douzaines d’auteurs de lettres de lecteurs irrités, tous des Suisses de l’étranger, avaient exigé dans le "Blick" des excuses d’Elmar Mäder.
