Et pourtant ce rite a des conséquences dans notre quotidien. Un chrétien n’est pas celui qui garde jalousement son certificat de baptême mais celui qui porte la lumière et l’amour du Christ au monde. « Voyez comme ils s’aiment », s’exclamait la foule en parlant de premières communautés chrétiennes.
Par le baptême nous entrons dans la grande famille de celles et ceux qui ont fait du bien au monde et aux autres au nom de leur foi. Il y a des noms connus : Mère Teresa, Sœur Emmanuel, abbé Pierre, Vincent de Paul, saints et martyrs de tout le temps. Nous appartenons surtout à la grande famille de saints inconnus qui ont aimé dans la discrétion loin des caméras et des projecteurs.
Un petit saint se cache en chacun de nous. Il faut le nourrir, l’entretenir et l’arroser comme une jolie plante. Le baptême nous ouvre à l’aventure avec Dieu, un pèlerinage d’amour avec Celui qui nous rassure : « Ne crains pas, je t’ai appelé par ton nom, tu as de la valeur à mes yeux et je t’aime ». En toi aussi, j’ai mis tout mon amour. L’abbé Pierre avait souhaité de son vivant qu’on écrive sur sa tombe : « J’AI ESSAYE D’AIMER »
Abbé Rudacogora Emmanuel
