Une jeune raconte son voyage à la rencontre européenne de Taizé, qui s’est déroulée à Rotterdam, du 28 décembre 2010 au 2 janvier 2011…suite...
Le jeudi 30 décembre était une journée basée sur la même organisation. Je vais donc juste donner les éléments qui ont rendu ces 24h différentes de celles d’hier.
Premièrement, à la prière du matin, nous avons chanté l’Alléluia entre les versets du psaume. C’était toujours un peu flou du côté de la synchronisation entre chanteurs et pianiste, mais c’était déjà un progrès. Ensuite, il y a de nouveau eu les petits groupes, et là, miracle…. Ils contenaient exactement les mêmes personnes que la veille. C’est une amélioration incontestable par apport aux groupes de partage de l’année passée qui se reformaient quotidiennement. Nous pouvions donc nous lancer tout de suite dans la continuation de la compréhension de la lettre du Chili et dans l’approfondissement de nos relations avec des personnes venant de toute l’Europe. En plus, à la récréation, des gauffres venaient joliment agrémenter la distribution de thé…
À midi, à Ahoy, de nouveau repas + prière…
Le soir, souper made in Taizé, tous assis par terre en rond dans une halle, et prière, une grande… Nous en profitons, comme pour toues les autres, pour nous remettre entre les mains du Seigneur. Les prières de Taizé ont la puissance d’une musique apaisante, d’une musique qui absorbe les larmes de l’âme avec la douceur d’une éponge, mais elles ont ceci de plus qu’une musique : elles regorgent de l’amour de Dieu…

À la fin de la prière, on nous annonce le lieu de la prochaine rencontre : la ville de Berlin. Tempête d’acclamations parmi les jeunes moussaillons du Seigneur… Tout le monde se réjouit déjà de l’année prochaine, alors que cette rencontre n’est pas totalement finie. Il y a encore eu quelques chants avant de reprendre le métro (un métro full, comme d’habitude). Il a bien fallu rentrer, regagner son paillet. Demain sera une longue journée… et une longue soirée de réveillon…
Le lendemain est là, 31 décembre, dernier jour de l’année 2010. La journée commence aussi par une prière dans la paroisse d’accueil, et j’ai la fierté de vous annoncer qu’elle était presque parfaite, les seuls défauts étaient les fausses notes, mais je ne crois pas qu’on les ait saisies.
Après, derniers moments ensemble dans les petits groupes (toujours avec les mêmes personnes). Nous avons discuté un petit moment, pour la dernière fois, autour de la lettre du Chili. Les discussions étaient courtes aujourd’hui. Dans mon petit groupe, nous avons passé plus de temps à s’échanger nos adresses mails et à jouer qu’à autre chose. Il y avait un jeu polonais et un jeu serbe. Le jeu serbe est, en quelques sortes, un twister sans plateau de jeu, le but étant de faire tomber les autres sans se lâcher les mains. Il a été à l’origine de photos et de gamelles inoubliables. Ensuite, Patrick nous a fait une démonstration de quelques tours de magie avec des cartes, et c’est sur quelques as que nous avons conclu la semaine de partage…

Ensuite, nous avons repris le métro pour Ahoy, mais cette fois, ce n’était pas pour manger et prier, c’était pour manger et aller à la rencontre des suisses. En effet, étant donné que, à R’dam, la veille du nouvel an, les métros s’immobilisent à 19h, il fallait éliminer une prière pour avoir la place de caser une rencontre nationale dans l’horaire. C’est ainsi que nous avons eu une prière de moins que l’année passée. Nous étions un peu déçu, mais bon…. À quoi sert-il de se plaindre de la semaine en or que nous avions vécue ?
A suivre....
Estelle Pastoris
