« Non, ma foi n’est pas une solution de facilité, mais un combat au quotidien »... Telle est la réponse d’un étudiant suite à l’argumentation d’un philosophe athée.
Ce dernier critiquait les « bondieuseries » de certains, face à la souffrance et à la peur existentielle. Réponse pour le moins courageuse et touchante ; car la foi relève de l’intime. Elle peut être transmise ou pas, désirée ou détestée. Elle est par-dessus tout, insaisissable. Mais la foi n’est certainement pas une solution de facilité face aux épreuves inévitables de l’expérience humaine.
Quand la foi nous fait signe, il vaut mieux lui tendre la main. Même si elle ne nous permet pas d’éviter les chemins tortueux, elle nous aide, non sans douleur, à les traverser. La foi est sujette au doute et trouve sa source dans le don de soi. C’est le flux continu de la bonté de Dieu dans notre esprit. La foi est le détachement absolu de toute certitude. Elle détient le secret de transformer la faiblesse en force et la peur en lâcher-prise. Elle croit fermement que le bien, le juste et le vrai sont à l’origine de tout début et l’aboutissement de toute fin.
La force de la foi est d’oser croire à ce qui paraît littéralement incroyable. Elle permet d’écouter le silence du cœur, et nous emmène dans le temple invisible de Dieu. Car, au cœur de la vie, il y a la Vie. Et la beauté de la vie se révèle, quand elle dévoile sa face sacrée. C’est ainsi qu’elle nous permet de vivre la fraîcheur du moment présent, seul instant ancré dans le réel sans la rumination du passé et l’angoisse du futur.
