La fièvre est une réaction de défense contre une agression interne. De nos jours, pour la fièvre corporelle, il existe des pastilles et des infusions en mesure de stabiliser la température.
Mais pour l’autre fièvre, spirituelle ou sociale, qui touche l’homme et le monde moderne, il faut agir vite : nous sommes tous concernés. Angoisses, déprimes, peurs, désespoirs, drogue, suicide, changement climatique, fatalité, etc. Notre vision n’est pas loin du discours de Job : Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée, (...) je suis envahi de cauchemars jusqu’à l’aube. Mes yeux ne verront plus le bonheur. (première lecture de ce dimanche).
Où trouver l’espérance ? Paul nous donne une piste dans la deuxième lecture : Malheur à moi si je n’annonçais pas la bonne nouvelle. Oui, libre, je me suis fait le serviteur de tous. Oui, Dieu est vivant ! Dieu est présent ! Et surtout Dieu a besoin de nous.
Mon fils, ma fille, j’ai besoin de toi. J’ai besoin de ton cœur pour aimer les mal-aimés ; j’ai besoin de ta parole pour éclairer ceux qui ne retrouvent pas le chemin de la vie ; j’ai besoin de tes mains pour toucher ceux qui ont faim d’amitié ; j’ai besoin de tes bras pour redonner la force à ceux qui sont tombés au bord du chemin ; j’ai besoin de ta prière pour libérer les personnes tourmentées. J’ai besoin de toi pour guérir et sauver le monde. Alors ! Puis-je compter sur toi ?
Abbé Rudacogora Emmanuel
