Ce qui éclate au grand jour, c’est la Passion de Dieu à faire surgir la vie au cœur de la mort. L’amour incarné du Christ a toujours le dernier mot. C’est là l’immense espérance que célèbrent les chrétiens. La fête de Pâques est la mise en lumière et l’aboutissement victorieux du choix fondamental du Christ : Vivre en se recevant tout entier d’une Source et en se donnant jusqu’au bout dans l’amour pour rejoindre et sauver tous les hommes.
Dès lors, notre humble quotidien s’ouvre à tous les possibles de Dieu. La mort et la résurrection du Christ permettent de planter la vie, ailleurs sous un autre jour. Nous pouvons désormais favoriser le passage de la Vie de Dieu dans de multiples détails de la vie de tous les jours :
dans le retournement accompli au plus profond du cœur,
dans la capacité de pouvoir dire à tout un chacun « Il est bon que tu existes ! »,
dans tout ce qui ouvre une travée de l’angoisse vers la confiance, de la résignation vers l’enthousiasme,
dans les engagements humbles et décisifs au service de la justice, du partage, de la paix, du respect de la nature,
dans les moments de prière, de silence et de recueillement.
Dans toutes ces circonstances, il commence à « faire Pâques », il commence à « faire Dieu ».
Le Christ vient redire à chacun, chacune : le plus beau, le plus grand est devant toi…
Que cette bonne nouvelle réjouisse particulièrement toutes les mamans qui seront fêtées demain !
