L’actuelle église de la Colombière a été bâtie sur l’emplacement de celle construite en 1837. Démolie, elle a fait place à celle que l’on peut visiter actuellement et dont la première pierre a été posée le 25 avril 1976. Elle est consacrée à la Vierge Marie.
La réalisation architecturale est due à Jacques Suard, de Nyon. Bien que de conception moderne, la bâtisse s’intègre parfaitement au site qui l’entoure, notamment aux tours du château médiéval de Nyon, bien visibles depuis l’église.

A l’intérieur, on est immédiatement saisi par la magnificence et l’étendue de la poutraison de sapin teinté formant le toit et qui repose symboliquement sur sept piliers en béton. Il s’en dégage une atmosphère de sérénité. A remarquer également que l’autel bénéficie d’une lumière naturelle, provenant directement du toit C’est également tout un symbole.
Lors de la consécration de l’église en 1977, l’architecte déclara : En bâtissant cette église, j’ai voulu un lieu de simplicité et de calme, de prière et de paix, de joie intérieure. J’ai opté pour des matériaux simples et naturels exprimés clairement. J’ai recherché sous ce grand toit une ambiance de fraternité avec un forte convergence vers l’autel sur lequel descend la lumière du ciel.
Les vitraux
On peut admirer des vitraux en parfaite harmonie avec l’édifice, dont les couleurs chatoyantes effleurant le bois donnent une ambiance de paix.
Ces vitraux ont été créés par le peintre Yoki, de Friboug. Ils sont réalisés en dalles de verre de St-Just, serties dans du béton. Le maître verrier est Michel Eltschinger, de Fribourg. Yoki, à l’état civil Emile Aebischer, est né à Romont en 1922. Après s’être révélé comme peintre de chevalet, il entame une carrière consacrée à l’art appliqué en devenant essentiellement verrier. De 1949 à 198O, il exécute de nombreux vitraux et des décorations murales pour des églises et des édifices de Suisse et de France principalement, mais aussi d’Allemagne, d’Angleterre, d’Italie, d’Israël et d’Afrique. Source : Vitraux des églises et chapelles de Nyon, d’Eliane Brack, 1983.
Plan de situation de l’église de la Colombière, à Nyon Voir
La puissante poutraison saisit d’emblée le visiteur de l’église de la Colombière.
A voir dans l’église
Oeuvres provenant de l’ancienne église :
Crucifix, bois polychrome, XVIIè s.
Statue de la Vierge Marie à l’enfant, bois polychrome, avec à ses pieds, le dragon. Style néo-gothique, milieu du XIXè. Oeuvre de Blanckärt
Statue de saint Joseph, bois polychrome. Style néo-gothique, milieu du XIXè. Oeuvre de Blanckärt
Statue saint François de Sales (évêque avec mitre). Bois polychrome. Style néo-gothique. Oeuvre de Blanckärt
Oeuvres provenant de la nouvelle église :
Chandelier pascal, fonts-baptismaux, tabernacle, oeuvres du sculpteur Rouiller (1977)
Chemin de croix, oeuvre en patchwork assemblage de quelque 40 tissus différents réalisée et offerte en 1997 par Angela Cameron, paroissienne habitant Crans-près-Céligny, à l’occasion des 20 ans de la construction de l’église. Les étoffes en soie ont été acquises en Thaïlande. Travail d’environ 350 heures.
La Bible, placée dans le choeur, offerte par la paroisse protestante de Nyon, témoigne du chemin accompli vers l’unité des chrétiens et rappelle celui qui reste à parcourir
Orgues, datant de 1981, instrument de 13 jeux de la Manufacture d’orgues de Lausanne J.F. Mingot. Historique des orgues de la Colombière
| L’église Notre Dame, à la Colombière à Nyon | |
| La chapelle saint Michel de Begnins | |
| La chapelle sainte Marie-Madeleine de Crassier | |
| La chapelle saint Jean-Baptiste de Gland | |
| St-Cergue et sa chapelle sainte Madeleine |
