Dans la Neue Luzerner Zeitung du 18 août, Pius Segmüller, commandant de la Garde suisse pontificale de 1998 à 2002, voit une complémentarité entre la Garde suisse pontificale et la gendarmerie du Vatican. "La police vaticane, issue de l’ancienne gendarmerie, ne menace pas la Garde suisse dans la protection du pape", a-t-il déclaré. La question des relations entre la Garde suisse et la gendarmerie ne date pas d’hier. En 1970 le pape Paul VI avait dissous les trois organismes de protection qui existaient en parallèle de la Garde suisse.
La guéguerre serait compréhensible du point de vue italien : "C’est comme si subitement des Italiens voulaient protéger le Palais fédéral : de nombreux Suisses se sentiraient vexés", a affirmé le commandant. Il conseille par ailleurs aux Garde suisses d’être prudents et de ne pas foncer tête baissée. La Garde Suisse n’est pas en danger et fait bien son travail, estime-t-il.
