Les lectures de ce dimanche nous invitent à découvrir notre faim et celle de l’assemblée. Une grande foule qui est avide de la parole et en quête de l’essentiel. Face à tous ces affamés de Dieu, il y a à faire pour qu’ils aient la parole et le pain pour la route.
Vivre et célébrer l’eucharistie c’est la meilleure façon de se reposer dans la prière. "Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien ; il me fait reposer". Ce psaume du jour nous met dans l’ambiance d’un repos mérité et enrichissant. De retour de la mission, les apôtres étaient aussi affamés, fatigués et leurs cœurs étaient pleins de joie et d’échecs, ils avaient besoin de la présence de Jésus, si humain et si tendre, pour se ressourcer. Eh voilà, leurs vacances sont renvoyées sine die, l’urgence de la mission oblige.
Comment ne pas admirer le cœur de Jésus plein de bonté, de délicatesse et de tendresse à l’égard des apôtres et de la foule. "C’est lui, le Christ, qui est notre paix. Il a fait tomber le mur de la haine"(2ème lecture). Pour mieux vivre la communion dans l’Eglise, nous avons aussi besoin de cet architecte original qui abat les petits murs qui nous séparent et nous divisent. Les murs de l’indifférence, de l’égocentrisme, des murs visibles ou des barrières invisibles qui ferment nos cœurs aux besoins et aux détresses des autres.
Il y a plus de joie à donner (à se donner) qu’à recevoir. Soyons comme ces petites bougies qui se consument pour donner la lumière et la chaleur. Savourons encore ces belles paroles du psaume du jour :" Le Seigneur est mon berger, il me conduit, il me fait reposer, il me fait revivre. Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours".
Bel été à vous tous.
L’Abbé Rudacogora Emmanuel
