L’Eglise catholique romaine (ECR) à Genève vit grâce à des contributions volontaires de catholiques du canton ainsi que de dons et legs. Les responsables de l’institution ont présenté mardi à Genève la nouvelle campagne de publicité pour encourager les versements volontaires des catholiques genevois.
Les versements volontaires proviennent de 12 000 ménages genevois, soit un dixième de la population catholique résidente. L’argent ainsi récolté représente 50 francs, par tête d’habitant. A genève, l’Eglise catholique montre ainsi qu’elle peut vivre sans statut de droit public et sans droit de prélever des impôts ecclésiastiques. Mais cette situation limite considérablement ses possibilités d’action et l’oblige à déployer beaucoup d’énergie pour collecter des fonds, toutes forces qu’elle pourrait consacrer à autre chose.
Changement de ton
Cette campagne de publicité marque une réorientation de la stratégie de communication de l’ECR en place depuis 2002. Toujours en partenariat avec l’agence de communication Label, l’Eglise catholique désormais choisi de changer de ton. Jusqu’alors les campagnes avaient pour objectif principal de faire réagir les fidèles afin qu’ils prennent conscience que l’Eglise a véritablement besoin de leur aide financière. C’est toujours le cas. Le bilan financier n’est de plus pas réjouissant. Cette année, la campagne recentre son message sur l’Eglise en mettant en scène les valeurs contenues dans ses fêtes, à la fois intemporelles et très actuelles.
"Confiserie ou symbole de renaissance ? Plat de fête ou symbole d’innocence ? L’œuf et l’agneau, deux sujets symboliques, pour deux messages interpellant sur le rôle positif de l’Eglise au sein de notre société et le pouvoir d’espoir qu’elle suscite. Il s’agit donc du deuxième épisode de la saga des fêtes religieuses : Pâques. La résurrection du Christ. C’est sa victoire sur la mort, élément central de la foi chrétienne. Dans nos vies aussi, nous connaissons tous de « petites résurrections ». Après des périodes difficiles (chômage, deuil, maladie), chacun sait renaître, reprendre goût à la vie.
A la rencontre des passants
Mardi 31 mars, à la Place Neuve, à Genève, l’Eglise catholique a ouvert le dialogue. Au cœur de la ville, une vingtaine d’hommes et de femmes d’Eglise ont ainsi pris le risque d’aller à la rencontre des passants, avec comme point d’orgue le tram historique des Transports publics genevois (TPG). Une démarche qui invitait à la réflexion, à la discussion tout au long de la journée. Simplement pour affirmer que « Pâques c’est d’abord un état d’esprit ».
Le message de cette campagne rappelle que l’Eglise sait être proche des gens, près des leurs préoccupations. Par des actions multiples et durables (sacrements, présence dans les hôpitaux, EMS, prisons, etc.), l’ECR démontre quotidiennement sa présence et son engagement dans la société. Par cet événement extraordinaire de rencontre avec la population, l’Eglise dit qu’elle est au côté des femmes et des hommes d’aujourd’hui et que le bien-être passe aussi par la rencontre, le dialogue.
