Contrairement aux querelles partisanes qui régissent les cours des grands, à la tête de ce royaume nous trouvons un roi qui préfère la douceur à la violence, l’accueil au rejet de l’autre, le pardon à la vengeance, bref l’amour à la haine. Où sont passés les Rois, les Empereurs, les Césars, les Tsars ? Les Romains, les Ottomans, les Perses, les Germaniques, les Grecs, etc. ?
Quelques ruines en souvenir ! Mais avec Jésus, une aventure poursuit son chemin : les apôtres, les martyrs, les saints de tous les temps, des témoins anonymes jeunes et adultes qui font du bien et répandent l’amour autour d’eux au nom de leur foi. Aucune force de coercition ni de dissuasion et pourtant munis d’une arme redoutable : la force d’aimer. Le royaume de Dieu est sans frontières et ses éléments déterminants ne se fondent pas sur des champs de bataille qui imposent forcément la paix des cimetières mais bien, le coeur de l’homme comme lieu privilégié de la rencontre avec Jésus.
Un Roi qui ne juge ni ne condamne ; un Roi dont l’autorité ne consiste ni à s’imposer ni à imposer : il invite à la joie, à la vie, à la communion ; il oriente ceux qui sont en route et en quête d’un sens à donner à leur existence ; il guérit les blessures de notre histoire personnelle, familiale et collective ; un Roi qui remet sur pieds les découragés, un Roi qui pardonne et nous apprend à faire de même. Comme il est facile de cracher sur l’Eglise, ses structures et ses responsables.
Mais allons ! Pour accompagner la voisine âgée chez le dentiste, l’aider à faire les commissions ou simplement partager avec elle un café, il faudrait lire au préalable les instructions dans les encycliques des papes ? Seigneur Jésus, viens régner dans nos coeurs, viens y fonder la paix que toi seul peux donner. "Que ton règne vienne".
Bon dimanche.
L’Abbé Rudacogora Emmanuel
