On produit à la chaîne et en série des ustensiles, des voitures, des meubles, des ordinateurs, des jeux vidéo, etc. Il faut non seulement les produire, mais il faut surtout les consommer grâce à une publicité bien étudiée, et enfin il faut les gaspiller, les remplacer et les jeter.
Le gaspillage dans notre monde peut faire tourner les entreprises peut-être, mais n’aide pas beaucoup pour l’écologie et l’équilibre humain. Ce n’est pas l’avoir qui rend heureux, mais le fait d’aimer et d’être aimé. La fécondité par contre est l’oeuvre de Dieu et nous sommes ses collaborateurs. Porter du fruit, c’est donner la vie. On ne vit pas des fruits entamés, pourris.
Les bons fruits comme nous dit saint Paul sont : amour, paix, bonté, patience, douceur, fidélité, tempérance. Ces fruits viennent de Dieu et se partagent grâce à nous, lorsque nous acceptons de devenir des tuyaux qui canalisent vers les autres la grâce de Dieu. C’est là, la vraie fécondité du chrétien et de la communauté. Tous rattachés au cep et alimentés par sa sève, notre vie ne peut évoluer en circuit fermé, nous formons un réseau de co-responsabilité.
La deuxième lecture est formelle, nous sommes appelés à aimer non pas avec des paroles mais par des actes et en vérité. Les paroles ne sont pas inutiles mais elles peuvent être insuffisantes. Un "je t’aime" fait du bien à tous, mais s’il n’est pas appuyé par des gestes concrets de bonté, il devient une déclaration vaine.
Merci Seigneur pour l’amour et la vie que tu nous offres, accorde-nous la force et la joie de toujours demeurer en toi pour mieux t’annoncer à nos frères. J’annoncerai ton nom à mes frères, et chaque famille te servira. (Ps 21).
Bonne fête des mères, merci pour vos engagements en famille, dans l’Eglise et dans le monde. Chères mères, poursuivez cette noble mission de donner la vie, nous vous aimons.
L’Abbé Rudacogora Emmanuel
