Ce tragique accident remet en cause notre existence, au risque parfois de perdre pied devant l’imprévisible et de culpabiliser, parce que trop souvent, Dieu est très peu présent dans le quotidien de notre vie. Il est aussi vrai que dans notre société contemporaine, la nécessité de rendre un culte à Dieu s’est estompé et que chacun se débrouille dans ses dévotions privées.
L’évangile de la tempête apaisée, que nous lisons ce dimanche, répond bien au problème. Alors que les apôtres sont pris dans la tempête, Jésus dort confortablement à l’avant du bateau, la tête reposant sur un coussin, donnant l’impression qu’il est insensible aux angoisses de ses compagnons. Ils le lui reprochent : "Tu ne te soucies pas de ce que nous périssons"
Combien de croyants ne font-ils pas un procès à Dieu, l’accusant de négligence, comme par exemple, celui de ne pas avoir préservé les passagers de l’avion du Rio-de-Janeiro-Paris ou dans d’autres catastrophes ? Face aux épreuves de la vie, nous cherchons toujours un coupable qui ne peut se défendre, Dieu.
Pour nous aider, retenons cette expression : "Il se fit un grand calme." (Mc 4,35-41). C’est la réponse à nos angoisses et qui nous permet de voir, au-delà des événements qui nous touchent, la réalité de Dieu, qui transcende le temps et l’espace. Que la foi en Dieu nous donne cette capacité de ne pas se laisser déstabiliser par les événements que nous ne pouvons encore comprendre aujourd’hui.
