Il y a des regards qui ne trompent pas. Ceux de certaines personnes de sagesse, dites âgées, en disent long sur leur être abandonné.
« Qui parmi vous ne ressent point que son pouvoir d’aimer est sans limites* ? ».
Voici venu le temps des vacances tant attendues, laissant croire que le bonheur sera toujours au rendez-vous. Quelle est cette sacrée liberté, pour laquelle, nul n’est guère Sacré ! Au nom de quelles vacances, doit-on oublier ceux qui nous ont élevés ? Une société qui se respecte prend soin de ses anciens, affirmaient les philosophes grecs.
« Si quelqu’un ne prend pas soin des siens »
L’été bat son plein, les EMS affichent complets. Les années s’additionnent et l’envie de rêver s’élargit. Il suffit d’un geste, d’une vraie rencontre pour tuer l’ennui en attendant l’infini. Car « si quelqu’un ne prend pas soin des siens et, en particulier, des membres de sa maison, il a renié la foi et il est pire qu’un homme sans foi » (1 Timothée 5:8).
Alors, au moment d’embarquer la crème solaire protection 30, le maillot dernier cri et le bouquin pour se ressourcer, pensons à nos aînés. Ils sont peut-être seuls, eux, avec leurs vacances à vie et leurs souvenirs à répétition.
« Si vous voulez connaître Dieu, regardez plutôt auprès de vous* ».
* Extraits du livre le Prophète de Gibran Khalil Gibran.
