la multiplication des perches et du pain aurait lieu à la Place de la Riponne... Par Dieu suis-je donc en train d’affabuler ? Le Jésus d’antan était bien loin de cette misère, bien mieux que cette galère. C’était un peu comme dans un film d’histoire immuable. Jésus portait une tunique et non pas un jeans démodé. Il tenait une besace de pèlerin et non pas une mallette pleine de bulletins de versement. Il était surtout proche du peuple ; or qu’ici, entre le M2 bondé, les travaux ininterrompus, le trafic ralenti aux heures de pointe et le ciel gris du mois d’août, je ne vois pas quelle foule se déplacerait à Sauvabelin pour écouter ‘ses Béatitudes’. Mis à part les livres d’histoire, les sapins décorés, les œufs des chocolatiers, la cime des temples et des églises élevées, Jésus appartient bel et bien au passé. Il n’est plus que le Jésus de l’histoire passée. Pourtant, Celui qui est ressuscité, et qui est, Il est toi, moi, lui, elle, tous, Il est Tout et Un. Dieu n’a pas besoin de maison, c’est Lui la maison. Dieu n’habite pas dans notre cœur, nous sommes dans le Sien. Tout est question de regard, sur soi, sur l’autre et sur Lui. Halte, ne cours pas derrière le ciel. Le ciel est en toi.
