On nous a parlé de lui dans toutes les circonstances de la vie (baptême, eucharistie, mariage, maladie et deuil) ; avons-nous aussi croisé sur notre route des hommes et des femmes qui nous ont fait aimer Jésus par leur témoignage de vie ou alors malheureusement qui nous ont éloigné de lui ?
La somme de connaissances acquises sur lui ne peut remplacer la rencontre et la connaissance personnelle de Jésus. Les relations humaines peuvent nous aider à nous situer dans notre relation avec Jésus. Un collègue n’est pas toujours un copain, un ami ou mon ami, un fiancé n’est pas un mari et un ex n’est plus un mari, un voisin n’est pas forcement un confident, etc.
Une profession de foi communautaire, comme nous le faisons chaque dimanche, ne peut nous dispenser de répondre personnellement à la question de Jésus : "Et pour toi, qui suis-je ?". Quelle est la place que j’occupe dans ta vie, dans ton coeur, dans tes projets ? Jusqu’où me fais-tu confiance puisque nous avons fait alliance par le baptême ?
Certains pensent à Dieu quand tout va bien et pas dans les épreuves révoltantes, d’autres ne pensent à lui que quand il faut être dépanné sinon ça roule tout seul et sans lui ; mais pour un chrétien, Dieu devrait être Dieu, toujours présent et agissant quoi qu’il arrive, un allié sur qui s’appuyer, un Messie libérateur.
Comme il est facile de professer la foi presque machinalement ! Nous connaissons par coeur le credo mais le portons-nous dans nos coeurs. Je crois en Dieu… Et saint Jacques rebondit : "montre-moi ta foi qui n’agit pas ; moi, c’est par mes actes que je te montrerai ma foi".
Seigneur, fais de nous des témoins de ta présence dans le monde, des signes de ton amour autour de nous et que nous expérimentions chaque jour la joie de te connaître. "Donne la paix, Seigneur, à ceux qui t’espèrent". Bon dimanche.
L’Abbé Rudacogora Emmanuel
