Chaque jour, des entreprises licencient, bien souvent parce qu’elles n’ont plus de commandes. La dégradation du marché l’emploi provoque une inquiétude grandissante parmi la population. Dans le canton de Vaud, la récession touche 16 000 personnes avec un taux de chômage de 5%. Et dans les mois à venir, il n’est pas certain que cela s’arrête. A cette inquiétude, s’ajouter la crainte d’une pandémie de grippe.
A 28 ans, sans travail et sans économies, Marilou (*) ne sait pas si elle va pouvoir payer son loyer, donner à manger correctement à ses deux enfants à la fin de ce mois. Jean-Pierre(*), 55 ans, a perdu son travail il y a deux ans. Maintenant, « il est très inquiet et honteux », me dit-il, de devoir demander l’aide sociale pour la première fois de sa vie. Jusqu’à quand ?
A cette précarité financière, s’ajoutent chez l’un et l’autre une perte de confiance en soi, une absence de reconnaissance sociale et un sentiment d’injustice de devoir payer cette crise sans en être responsable.
Comment trouver du repos dans ce monde troublé ? Comment se reposer au milieu de cette tourmente ?
Jésus, à l’Ascension, est monté vers le Père et Lui a parlé : … Maintenant, je vais à toi et cependant je continue, en ce monde, à dire ces choses pour qu’ils aient en eux ma joie dans sa plénitude. Je leur ai donné ta parole… (Jn, 17,13).
Se tourner vers le Père en suivant et en écoutant le Christ, c’est aussi une manière de trouver une peu de sérénité dans ce monde perturbé.
* prénom d’emprunt
