Une fausse image de Dieu le présente comme un gendarme qui est là pour nous dire : fais ceci et ne fais pas cela.
Pour mieux comprendre et accueillir les Paroles de vie, il nous faut créer une relation de confiance avec Celui qui nous parle. Avant de nous donner les paroles, Dieu se présente : Je suis le Seigneur ton Dieu qui t’ai fait sortir de la maison d’esclavage.
Dieu veut-il nous « stresser » ? La 1ère lecture de ce dimanche nous retrace le don que Dieu a fait à son peuple et dans l’ancienne alliance, la pentecôte était la fête pour célébrer la moisson et le don de la Loi. Le décalogue ne devrait pas être un fardeau lourd qui nous maintiendrait dans l’esclavage mais au contraire un ensemble des signaux qui nous permettent de marcher en toute liberté et en toute sécurité.
Nous devons reconnaître que nous n’y arrivons pas toujours et cela pourrait paraître frustrant et culpabilisant dans un monde qui prône l’efficacité sans faille. La vertu d’humilité nous aide à reconnaître que nous avons toujours besoin d’aide. Et si tout le monde roulait à sens inverse ? La galère. Le code de la route permet de préserver notre sécurité et celle des autres. Dieu n’a pas installé des radars cachés pour flasher les chauffards avant de les verbaliser. Les dix paroles de vie nous invitent au bonheur et à la vie un peu comme les phares qui longent les pistes dans les aéroports et qui permettent un atterrissage en douceur même au milieu de la nuit. Il n’y a pas de liberté sans loi.
Des paroles de vie, des dispositions d’amour. Il y a un langage pour élaborer une charte ou décréter une loi et c’est ce que fait Dieu en se présentant d’abord. « Je suis ton Dieu ». Une femme qui veut aider son mari fumeur ou alcoolique peut y aller par plusieurs méthodes. Ou bien en ultimatum : Si tu n’arrêtes pas de boire et de fumer, on se quitte. Ou alors : Chéri, je t’aime et je voudrais vivre avec toi pour toujours et je veux t’aider à arrêter de fumer et de boire pour notre bien.
Dieu ne nous menace pas, il nous soutient et nous oriente. Je n’ai pas tué et je n’ai pas volé, alors, où est le mal ?. Très facile et très rapide, et pourtant ! Je confesse à Dieu et devant mes frères… en pensée, en parole, par action et par omission, oui j’ai vraiment péché. Et sur ce terrain, nous avons tous besoin d’aide.
Abbé Rudacogora Emmanuel
