Une société qui ne reconnaît pas la dignité de la femme va à sa propre perte. Tout enfant qui apprend à balbutier quelques mots commence par : "maman". Quel souvenir avons-nous de nos mamans ?
Des soins attentifs, un soutien au moment de découragement, une prière au pied du lit, un repas de fête, une attention à tant de petits besoins, etc. La force d’une mère, n’en déplaise à ceux qui pensent que c’est le sexe faible, ne réside pas dans ses biceps mais dans son coe ur. Attention, douceur, tendresse, patience et toutes ces vertus qui favorisent la célébration de la vie.
Marie, modèle de femme, de mère et de croyant. De l’annonciation à la pentecôte, il fallait passer par le chemin de Bethléem, d’Egypte, de Nazareth, de Cana et du Golgotha. Un chemin d’épreuve, d’humilité, de confiance et d’espérance.
Le "faites tout ce qu’il vous dira" de Marie n’est pas un exercice facile, il faut de fois aller à contre courant, accepter les contradictions et comme Marie garder et méditer tous les événements (heureux et douloureux) dans nos coeurs et les accueillir dans la foi. Notre Eglise n’a-t-elle pas besoin de cette tendresse maternelle pour donner plus d’humanité et de chaleur à nos structures et à nos codes pour mieux célébrer la vie à travers toutes nos rencontres ?
Lorsque nous trébuchons dans la nuit de nos peurs et que nous restons assoiffés d’espoir et qu’il n’y a plus de vin ni de joie dans nos vies, la vie et l’intercession de Marie nous aident à découvrir que le temps est fait pour aimer, pour semer, pour servir, pour veiller, pour donner et recevoir. Notre vocation est celle de construire le ciel sur terre, garder les pieds sur terre et les yeux fixés vers le haut et elle est là la force du croyant.
Ceux qui ne savent pas aimer ici bas pourraient s’ennuyer au ciel où tout est amour. Comme Marie, laissons Dieu disposer de nos coe urs pour accomplir son oe uvre. Marie, apprends-nous à faire de nos vies un jour de fête et à apprécier la présence et le goût de Dieu. Notre Dame de Nyon, intercède et accompagne tous tes enfants. Bonne fête.
L’Abbé Rudacogora Emmanuel
