J’aime ce Dieu qui ne juge pas selon les apparences mais qui sait de quoi nous sommes pétris ; j’aime ce Dieu qui n’écrase pas par un code légaliste, qui ne constitue pour personne un casier judiciaire (et encore ! Avoir un casier judiciaire vierge n’est pas synonyme de bonté). J’aime ce Dieu qui porte sur nous un regard d’amour et de miséricorde, ce Dieu qui nous porte dans son cœur.
J’aime aussi l’Eglise, cette Eglise de Dieu dans laquelle des femmes et des hommes s’engagent sur le chemin de l’amitié, du service du prochain ; j’aime l’Eglise qui redonne l’espérance, qui n’exclut personne mais qui accueille tous ses enfants à l’exemple de son fondateur.
J’aime cette Eglise dirigée par des hommes comme vous et moi avec nos charismes et nos infidélités ; j’aime cette Eglise qui de fois déçoit ou énerve ; cette Eglise dont les membres humains ne sont pas à l’abri des tentations du pouvoir, de l’avoir.
J’aime malgré tout l’Eglise qui doit inventer des manières toujours nouvelles pour qu’elle reste une maison accueillante, une famille qui rassemble, un pays où il fait beau vivre. Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour le juger mais pour le sauver.
« Si je t’oublie Jérusalem (symbole de l’Eglise) que ma main droite m’oublie ». (Psaume du jour).
Abbé Rudacogora Emmanuel
