A propos de ces feuilles, je dirai tout d’abord mon admiration pour les concierges – Christian aux Mouettes – et les balayeurs de rues qui n’ont jamais fini de les ramasser, jour après jour, jusqu’aux gelées de novembre. Ce recommencement perpétuel me fait penser à la nouvelle année pastorale que nous avons entamée il y a quelques semaines : qu’apportera t-elle de nouveau ?
Parler des feuilles d’automne, c’est souvent pour admirer la diversité des couleurs, d’une vigne vierge, ou tout simplement d’un arbre le plus ordinaire ; quel chatoiement de teintes, tour à tour chaudes ou mates, vives ou grises… chacun peut y trouver son compte. Cette diversité n’est-elle pas à l’image des personnes que nous allons rencontrer tout au long de cette année pastorale ? Chacune mérite attention, regard et écoute. Comme notre monde serait morne si nous étions tous créés à l’identique – pour ne pas dire clonés – avec les mêmes qualités et… les mêmes défauts !
Avez-vous déjà observé un enfant ramassant des feuilles pour en faire un bouquet ? Dans la pureté de son cœur et de son regard, chacune est belle et vaut la peine d’être récoltée. Quelle grande leçon d’accueil et d’amour à l’égard de toutes celles et ceux qui feront le quotidien de notre pastorale : nous sommes au cœur de l’Evangile !
La feuille déjà sèche ou flétrie servira au terreau, indispensable engrais naturel de nouvelles pousses au printemps prochain. « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul, mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit ». Avec Jésus, il faut savoir mourir pour revivre.
Avec Vivaldi, faisons la musique de l’une des quatre saisons !
