Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. La disponibilité d’une mère défie tous les risques car sa vocation est d’accueillir, de porter et de donner la vie.
Dans un monde qui milite pour l’autonomie, la mobilité et la liberté totale un enfant peut être considéré non plus comme un don mais plus comme un poids et un obstacle au bien-être personnel. Un enfant exige l’attention, la patience, la vigilance et surtout l’amour. Qui d’autre mieux qu’une mère peut accomplir cette mission noble de transmettre l’humanité au fruit de ses entrailles !
La vocation d’une mère n’est pas ponctuelle car tout geste d’amour et de bienfaisance est un engendrement permanent. C’est grâce au oui de Marie que le monde a accueilli le sauveur et c’est grâce aux oui de nos mères que le monde est habité par la vie humaine et que nos cœurs sont remplis d’amour. Trouverons-nous des mots justes pour dire merci à nos mères pour leur amour : des nuits d’insomnie, des instants de douleur, des moments d’angoisse et des larmes, toujours dans le but de protéger la vie.
Noël bientôt à nos portes n’est pas une fête banale. Les paquets bien emballés, aux pieds des sapins pour ceux qui le peuvent, ne peuvent nous faire oublier que le meilleur cadeau c’est nous aux autres et eux à nous dans un accueil mutuel. Sur ce terrain de la générosité et du don de soi, comme nous avons beaucoup à apprendre des mères.
Merci à Marie et à toutes les mères.
Abbé Rudacogora Emmanuel
