Le pardon, la tendresse et la miséricorde font partie du vocabulaire de Dieu. Non pas un signe de faiblesse comme on serait tenté de le croire dans la mentalité moderne mais comme une puissance d’amour. Pardonner c’est donner raison à l’amour, c’est aussi s’engager à imiter le cœur de Dieu. Pardonne-nous nous offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.
Pardonner est un exercice difficile mais possible, nous en avons tous l’expérience. Pardonner c’est aimer et aimer jusqu’à ce que ça fasse mal. Il ne s’agit pas d’oublier mais de recommencer, de donner une nouvelle chance à l’amour. Le psaume du jour nous dit : Donne-nous, Seigneur, un cœur nouveau ! Mets en nous, Seigneur, un esprit nouveau.
Un grain de l’évangile au cœur de notre humanité. Avoir un cœur, c’est être porteur de la vie, c’est être témoin de l’amour ; bref c’est être à la fois humain et divin. Suivre Jésus, c’est prendre les risques qu’il a assumés lui-même (incompréhensions, hostilités, condamnation) ; Servir Jésus, c’est mourir à nos ambitions égoïstes, à nos intérêts, à nos projets mesquins et à nos priorités bien souvent éloignées des urgences évangéliques.
Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Voici le temps favorable, le temps de l’alliance. Dieu s’engage à marcher à nos côtés, à nous soutenir quand nous faiblissons, à nous orienter quand nous nous égarons et surtout à nous aimer malgré tout. Seigneur, Toi qui pardonnes, transforme nos blessures en cicatrices d’amour. Il n’y a pas d’avenir sans pardon. Abbé Rudacogora Emmanuel
